Le changement climatique nécessite un reboisement de la ville de Kinshasa, selon le ministre Tenge te Litho

Kinshasa, 10 sept.2019 (ACP). –Le ministre provincial de l’Environnement, tourisme et aménagement de la ville de Kinshasa, Didier Tenge te Litho a affirmé, mardi à Kinshasa, que le changement climatique nécessite un reboisement efficient, lors de son exposé sur le thème : « Face au changement climatique, quelle est l’énergie adaptée pour une mégalopole comme Kinshasa ? ».

Le ministre Tenge a indiqué que le verdissement et le reboisement de la ville de Kinshasa ainsi que l’adoption d’une énergie adaptée s’avèrent être non seulement des priorités inscrites dans le programme du gouvernement provincial 2019-2020, mais également des réponses idoines.

Tenant compte des impacts environnementaux négatifs du changement climatique sur l’écosystème de Kinshasa, le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila a initié le programme Kin-Bopeto qui, dans son volet reboisement, s’inscrit dans l’initiative « jardin scolaire: un milliard d’arbres pour le climat à l’horizon 2023 du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo comme l’une des solutions adaptées, a-t-il rappelé.

C’est ainsi que la ville de Kinshasa s’est fixée comme objectif, la plantation d’un million d’arbres chaque année, a poursuivi le ministre Tenge te Litho, ajoutant que son ministère s’y attèle avec l’accompagnement du fonds forestier national et d’autres partenaires.

Il a, par la même occasion, relevé les causes majeures du changement climatique qui, selon lui, sont notamment liées aux activités humaines, la révolution industrielle, l’utilisation massive des combustibles fossiles et hydrocarbures, la déforestation et la gestion calamiteuse des déchets.

« En RDC, le bois-énergie est la principale source d’énergie pour 90% de la population urbaine », a-t-il fait savoir, avant de faire remarquer que les défis sont relativement importants en cette marnière et qu’ils nécessitent de marquer une rupture avec les pratiques actuelles, en plus des besoins financiers.

M. Tenge a précisé que près de 4,7 milliards de dollars seront affectés aux infrastructures et équipements structurants, dont les deux-tiers sont consacrés au rattrapage de plus de quatre décennies de sous-investissement pour la mise en œuvre du Schéma d’orientation stratégique de l’agglomération kinoise (SOSAK).

Face à cette situation, tout en prenant en compte les enjeux liés au changement climatique pour une mégalopole tel que Kinshasa qui dénombre 15 millions d’habitants, la solution consistera à adopter la politique de la diversification énergétique (mix énergétique), a dit M. Tenge. Il a précisé que l’accent sera mis sur l’énergie renouvelable et les technologies vertes, (électricité, énergie solaire, biogaz, énergie éolienne), une énergie propre, non polluante et accessible. ACP/ZNG/MPK/Cfm

Partagez cet article