Le Dr Jean Willy Ndemi encourage les mesures de lotissement prises par le gouvernement

Kinshasa, 06 août 2019 (ACP).- Le Dr en sciences groupe sciences de l’Environnement de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et ingénieur, géomètre, topographe, expert immobilier et foncier de l’Institut national du bâtiment et travaux publics (INBTP), Jean Willy Ndemi Kyling, a encouragé mardi, à l’issue d’un entretien avec l’ACP, les mesures prises par le gouvernement de la République relatives au lotissement.

Le lotissement dont le suivi des mesures sur le terrain devra être effectif, est nécessaire parce qu’il apporte la prévention en rapport avec les érosions dans les zones marginales collinaires et les inondations dans les zones marginales basses.

Le Dr Ndemi qui a soutenu une thèse dans ce domaine le 01 novembre 2018 à l’UNIKIN intitulée « Habitations urbaines sur les terres marginales au Sud de la ville de Kinshasa : Analyses topographiques et socioéconomiques » qui lui avait valu la mention «grande distinction», sera bientôt nommé professeur associé à l’INBTP. Cette étude de plus de 251 pages, avait analysé selon son auteur, les aspects topographiques et socioéconomiques découlant des effets d’habitations urbaines sur des terres marginales des zones à forte « déclivité » du Sud de la ville de Kinshasa en RDC.

Cette analyse scientifique, a-t-il dit, concerne précisément des terres marginales urbaines des communes de Kisenso, le Sud de Lemba et le secteur Sud-est de la commune de Mont-Ngafula. L’objectif de l’étude consistait à caractériser la visibilité des occupations foncières des terrains de ce site collinaire envahi  par des habitations non-lotis, en évaluant des parcelles d’habitations durables selon les normes topographiques de « l’ékistique » (plan de pentes).

 Les investigations scientifiques de terrain

Selon le Dr Ndemi, les investigations scientifiques de terrain qu’il a menées suivant deux approches méthodologiques de base : analyse topographique des données de sites et l’approche sociodémographique , ont été appuyées par les techniques de pige sur une superficie totale de 5.209 ,40 ha pour la détermination des zones constructibles et non constructibles sur les terres marginales du Sud de la ville de Kinshasa.

L’enquête sociodémographique a été réalisée sur un échantillon de 1.444 parcelles/ménages implantées sur ces terres, a-t-il expliqué, poursuivant que la systématique a permis d’analyser diverses données en vue de comprendre les interrelations et impacts que le problème étudié provoque sur l’environnement urbain et la visibilité du milieu.

Pour répondre à la crise de l’habitat due à des préoccupations de terres marginales au Sud de Kinshasa et ses conséquences environnementales dans le milieu, cette étude propose : la mise en place d’une bonne politique de l’habitat applicable de manière effective, la délocalisation et l’aménagement écologique durable, le contrôle de flux démographique et l’apport des équipements sociaux de base, l’application d’une réglementation rigoureuse d’occupation de zones en forte pente et de zones basses, l’équité sociale, et l’amélioration de la bonne gouvernance urbaine pour l’équilibre du milieu et du bien–être collectif.ACP/

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