Le fondateur de l’UTBC pour la trilogie : Etat-université et entreprise en vue de l’émergence de la RDC

Kinshasa, 28 juin 2019 (ACP).- Le fondateur de l’’Université technologique Bel Campus(UTBC) , Léopold Bossekota Watshia a préconisé jeudi la trilogie entre l’Etat, l’université et l’entreprise pour se convenir de type d’hommes à former devant assurer l’émergence de la RDC, lors de son intervention au colloque international sur «la professionnalité et employabilité des diplômés : enjeux et perspectives de création d’emplois» organisé du  27 au 28 juin 2019par cet établissement universitaire à Kinshasa.

Il a souligné le rôle combien important de l’université dans la formation du capital humain susceptible de transformer les ressources naturelles en richesses réelles et de  prendre en compte les besoins de la société.

Léopold Bossekota, qui a déploré l’inadéquation entre l’université et la société, a dit que l’Université technologique Bel Campus, a mis sur pied une structure  «pro master» pour accompagner les étudiants dans l’organisation de l’entrepreneuriat  à l’issue de la formation dans toutes les filières.

Ce pro master de l’UTBC qui est une valeur ajoutée professionnelle, a-t-il dit, devra désormais améliorer l’employabilité en dotant les étudiants et les travailleurs des compétences managériales et de créativité d’emplois.

Ce colloque international a mis en exergue la problématique de l’adéquation entre la formation offerte par les universités et les emplois disponibles sur le marché alors que les perspectives de création d’emploi peuvent être exploitées pendant et au sortir de l’université.

L’enseignement  supérieur doit  répondre aux besoins de la société

Dans sa conférence introductive axée sur «regards croisés sur le système d’enseignement supérieur et universitaire(ESU) en RDC», le   recteur de l’UTBC,   Pr Albert Essanga Tolongo a déclaré que «sans l’enseignement supérieur et universitaire répondant aux besoins de la société, il n’y a pas de développement».

Il s’est indigné que depuis l’indépendance en 1960, le système éducatif congolais hérité de la colonisation reste toujours le même et le pays non plus n’est pas développé, poursuivant que la RDC n’a pas planifié son développement  et l’université ne peut  fonctionner sans la capacité de transformer les ressources naturelles en richesses réelles.

A ce propos, il a souligné la nécessité d’une  révolution scientifique à l’ESU conduisant à la formation d’un autre type d’hommes ainsi que d’un recensement de toutes les ressources naturelles pour élaborer un plan national de développement.

plan stratégique pour la formation des universitaires créateurs d’emplois

Le recteur de l’Université de CEPROMAD et président de l’Association des universités privées et agréées (AUPA/RDC),  Pr Oscar Nsaman O-Lutu a pour sa part présenté un plan stratégique pour la formation des universitaires créateurs d’emplois au lieu des quémandeurs.

Ce plan met en exergue plus de 400 normes susceptibles de créer les petites moyennes et entreprises(PME) pour chasser le chômage, de transformer des travaux de fin de cycle, mémoires et les thèses doctorales en projets bancables d’investissement et de développement.

 Il a relevé que les établissements d’Enseignement supérieur et universitaire(ESU) de la RDC  sont devenus «des usines de fabrication des chômeurs» et les élèves sont mal orientés après avoir fini les études secondaires.

Le chômage un fléau mondial dont l’université est appelée à trouver des solutions

Pour le Pr Valère Evariste Glele de l’Université Polytechnique internationale de Bénin, le chômage est un fléau mondial dont l’université est appelée à trouver des solutions idoines par la qualité de la formation orientée vers l’employabilité.

C’est dans cette optique, qu’il a salué l’Université technologique Bel Campus (UTBC) pour l’organisation de colloque en vue de  trouver des solutions à cette problématique de chômage en RDC.

Selon les statistiques de certaines organisations internationales en matière de travail, le monde entier a atteint plus de 200 millions de chômeurs sans emplois, a-t-il dit, soulignant la nécessité pour l’université de former les étudiants créateurs d’emplois.

Le Pr Placide Mukwabuhika  de l’Université de Lille (France) qui est intervenu sur «quel type d’enseignement à opter pour promouvoir l’entrepreneuriat des diplômés», a suggéré plusieurs pistes d’investissement  et d’entrepreneuriat dans les secteurs notamment  social,  agricole, mines, juridique et  de la santé pour contribuer au développement de la RDC.

Il a souligné la nécessité d’une formation professionnalisant qui implique une autre didactique de transmission dont l’étudiant lui-même est une partie intégrante, d’une collaboration entre l’université et les entreprises’ avant d’insister à l’accompagnement efficace des étudiants dans cette option de professionnalisation de l’enseignement qui doit être impérativement actualisé compte tenu  des mutations rapides qu’opère le monde.

Les échanges pendant les deux jours se sont focalisés sur les autour des panels «comment faire de  l’étudiant le promoteur ou le créateur de futur emploi», «inadéquation entre la formation et les emplois disponibles sur le marché du travail», «le rôle et place du numérique dans la formation et l’employabilité des jeunes diplômés», «réussir son démarrage d’entreprise personnalisée», «le partage d’expériences étudiantes» et «les structures d’accompagnement». ACP/Fng/JGD/Fmb

 

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