Le gouvernement et les groupes armés centrafricains d’accord pour un remaniement ministériel

Kinshasa, 21 mars 2019 (ACP).- Les discussions entre les acteurs de la crise centrafricaine ont pris fin mercredi soir au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, où les 14 groupes armés et le gouvernement se sont mis d’accord pour un remaniement ministériel, a rapporté jeudi RFI.

La source rappelle que les mouvements critiquaient une équipe gouvernementale pas assez «inclusive». Onze d’entre eux avaient même demandé la démission du Premier ministre Firmin Ngrebada mardi. Mais finalement, les différences sont aplanies, pour le moment.

Il aura fallu trois jours de réunions à huis clos et aucune communication de la part de l’UA ou de l’ONU, preuve de la difficulté de la tache des équipes menées par le commissaire Paix et Sécurité Smaïl Chergui. Mais mercredi soir, ce dernier s’est dit satisfait du résultat. Firmin Ngrebada reste à son poste du chef de gouvernement. Les parties se sont mises d’accord sur un remaniement ministériel qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.

Le porte-parole des 14 groupes armés a affirmé qu’ils laissaient ainsi une «petite chance» au Premier ministre et au Président Faustin-Archange Touadéra. «Tout le monde doit prendre ses responsabilités», a indiqué Armel Mingatoloum-Sayo.

Au retour à Bangui, une nouvelle équipe sera donc formée. «Je crois que dans les jours qui suivent un nouveau gouvernement inclusif sera présenté au peuple centrafricain au nom de la paix, la réconciliation, la concorde nationale retrouvée», a estimé Béranger Ludovic Igor Lamaka, porte-parole anti-balaka.

Le commissaire Smaïl Chergui voit de bons augures, notamment concernant les barrages routiers dans le pays. «Je crois qu’aujourd’hui ceux qui existaient sur la route venant du Cameroun vers la capitale ont été levés. Je crois que c’est déjà un signe positif».

Un Centrafricain, employé de l’UA, s’est montré moins compréhensif. «Cette rencontre n’avait pas lieu d’être. Je me rends compte que tous ceux qui sont là présents cherchent des postes ministériels. On n’a pas tous besoin d’être ministre pour être bien»,  avait-il conclu.

Prochaines étapes : la mise en place du comité de suivi au niveau national de l’accord de Khartoum et la mise en place des patrouilles armées mixtes. Les acteurs de la crise centrafricaine doivent se retrouver pour faire le point sur les avancées, le mois prochain à Bangui. ACP/FNG/JGD/FMB

 

 

 

 

 

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