Le Président Félix Antoine Tshisekedi  Tshilombo pour la préservation de la paix et de la stabilité  de la RDC

Kinshasa, 30 juin 2019 (ACP).- Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a déclaré samedi, au cours d’une cours d’une interview à deux médias audio visuels internationaux, qu’il faut à tout prix préserver la paix et la stabilité de la République Démocratique du Congo.

Au sujet de la commémoration du 59ème anniversaire de l’indépendance, le Président de la République a, tout en appelant les uns et les autres à ne pas confondre démocratie et anarchie, soutenu « qu’il n’y a pas de raison de faire la fête pendant qu’un certain pan de la maison brûle. Donc, ici il y a lieu d’aller vers ces populations, vers nos compatriotes qui sont en détresse pour le moment dans le but est de les réconforter bien entendu, mais aussi de leur apporter des solutions ».

A propos justement des solutions, le Chef de l’Etat envisage d’abord le renforcement des capacités des forces nationales de sécurité et de défense. Ensuite,  l’encouragement à avoir des dialogues intercommunautaires, parce qu’il y a des causes endogènes, exogènes à ce conflit. Enfin, faire agir  la diplomatie régionale qu’il a  actionnée depuis son accession au pouvoir pour régler la question au niveau régional, parce qu’il y aussi des implications régionales dans ces conflits.

Il s’est félicité, à ce sujet, de la «très bonne entente » qui existe aujourd’hui entre la RDC et ses voisins tels que le Rwanda, l’Ouganda et  le Burundi, en soulignant que les Présidents « Paul Kagame, Yoweri Museveni, Pierre Nkurunziza et bien d’autres sont des partenaires essentiels pour la paix et la sécurité dans la région».

Sur ce même sujet  et en rapport avec la restauration de la paix à l’Est de la RDC,  le Président de la République a estimé que «la MONUSCO est un partenaire essentiel» notamment la Brigade d’intervention composée de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi.

A propos des   «llied Democratic Forces, Forces démocratiques alliées» (ADF), le Président de la République indiqué que celles-ci se sont inscrites dans la logique terroriste prônée par l’État islamique, confirmant  que «les ADF sont un mouvement terroriste, islamiste, dangereux à la fois pour nous, pour les Congolais, mais également pour toute la région, parce qu’il y a comme une sorte de syndicat du crime, du terrorisme, avec les Shebabs et Boko Haram qui ne sont pas loin ».

Il a souligné à cet effet que la RDC a non seulement l’appui des États-Unis mais également de toutes les autres nations qui forment l’organisation internationale contre le terrorisme. « Le Congo en fait partie depuis mon passage à Washington parce que j’avais demandé évidemment la solidarité de toutes ces nations qui font face au terrorisme », a-t-il précisé.

En réponse à une question sur l’invalidation par la Cour constitutionnelle de l’élection de plus de 20 députés de l’opposition, Félix Antoine Tshisekedi a noté qu’ «il y a eu des choses inacceptables», mais qu’il ne doit pas s’immiscer dans la justice et dans le fonctionnement de celle-ci.

Pour le Président de la République, «la justice doit être indépendante et ne doit pas subir de pression. Lorsque j’ai reçu le président de la Cour constitutionnelle, c’était pour en savoir plus sur ces arrêts qui étaient pour certains scandaleux. Et j’ai eu les explications qu’il fallait. Je lui ai fait part de ma façon de voir les choses parce que, après tout, je suis aussi un citoyen, et j’ai eu la réponse qu’il fallait, c’est-à-dire il y a au sein même de la Cour constitutionnelle une procédure en réparation d’erreurs matérielles ».

Le Président de la République a, par ailleurs, au sujet de certaines contestations entendues ça et là au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018 le donnant vainqueur,  invité tout le monde à « regarder devant », ajoutant que « c’est le Congo qui m’importe et plus rien d’autre ».

Comme solution aux contestations des élections enregistrées aussi bien en 2006, en 2011 et en 2019, le Chef de l’Etat a décidé de lancer le recensement et l’indentification de la population afin de mettre le pays à l’abri d’erreurs regrettables.

« Il n’est pas là pour me faire de l’ombre »

De ses relations avec son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange,   Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a déclaré : «Nous  sommes deux hommes d’État, donc on ne peut pas s’empêcher d’en parler. Mais il n’est pas là pour me faire de l’ombre. (…) D’un côté j’ai besoin de ses expériences vécues dans certains domaines et, de l’autre, il a aussi besoin d’une certaine assurance  de ma part, au nom de la stabilité et  de la continuité de l’État. Donc, forcément, il faut qu’on échange».

Le Chef de l’Etat s’est encore exprimé sur  ce sujet en ces termes : «nous sommes dans une alternance qui s’est historiquement bien déroulée. Je crois qu’il faut préserver la paix et la stabilité du pays. Et c’est peut-être ça qui fait dire à certains que je suis une «marionnette», parce qu’ils espéraient peut-être qu’il y ait du sang, qu’il y ait de la violence comme nous avons toujours été habitués depuis nos années d’indépendance.

Mais cette fois-ci, mal leur en a pris parce qu’il n’y aura pas de sang, il n’y aura pas de violences. Les choses devront se passer normalement». ACP/Fng/Mpk/May

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