L’échec de l’entreprenariat féminin, une difficulté pour tous les congolais

Kinshasa, 24 avril 2019(ACP).- Le coordonnateur général de l’ONG Association congolaise pour le développement urbain (ACODE), Baseme Basilius, s’est engagé mercredi, dans la lutte contre l’échec de l’entreprenariat féminin, précisant que c’est une difficulté pour tous les congolais en général.

M. Baseme qui a fait le constat de cet échec au sein de leur siège dans la commune de Kitambo, lors de la réunion d’élaboration de la planification annuelle de leurs activités, a indiqué que l’investissement de la femme reste le moteur pour le développement de la RDC.

Il a inséré leur programme d’activité dans la promotion des activités féminines à travers les plaidoyers et l’encouragement des micros et petites entreprises des femmes, signalant par ailleurs les énormes difficultés qu’elles traversent et les différentes contraintes auxquelles il fait face liées notamment au climat des affaires en RDC.

Quant à leur rôle d’entrepreneurs, le coordonnateur Baseme, a expliqué que les femmes sont confrontées au manque d’accès au financement et aux possibilités de formation. Il s’est donné le rôle d’encadrement leurs encadrés dans l’agriculture, à travers la formation « Former pour transformer » (FPT).

Nécessité d’une formation de transformation à l’égard des femmes agricultrices

M. Baseme a mis l’accent sur l’importance de la formation de transformation à l’intention des femmes agricultrices.  Les méthodes et techniques apprises au cours de cette session de formation seront restituées aux femmes agricultrices pour la survie des ménages à travers la promotion de l’agriculture et des activités agro-alimentaires.

Il a ajouté que grâce à la formation, les femmes entrepreneures seront à mesure de faire face aux difficultés qu’elles rencontrent dans la gestion  de leurs affaires.

« L’entreprenariat féminin connait un essor considérable en Afrique en général et en RDC en particulier. On enregistre de plus en plus des femmes qui se lancent dans les busines en Afrique bien qu’elles rencontrent d’énormes difficultés, c’est pourquoi il leur faut un encadrement solide via la formation », a-t-il précisé.

Il a plaidé pour l’implication du Gouvernement dans la réalisation de ces formations afin d’améliorer le renforcement des capacités des femmes susceptible de contribuer à l’économie nationale et au développement socio-économique de la RDC, a-t-il conclu. ACP/Kayu/JFM

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