L’éducation  sexuelle, une des composantes qui entre dans « la création » 

Kinshasa, 21 mai 2019 (ACP).- L’éducation sexuelle est l’une des composantes qui entre dans « la création » d’une personne pour lui permettre ainsi d’adopter des attitudes à la fois individuelle, sociale et responsable, a indiqué mardi le coordonnateur de l’Association des jeunes pour la lutte contre les antivaleurs (AJILA), Juvénal Matondo, au cours d’une conférence-débat tenue au collège Saint Gyavira dans la commune de Ngaliema.

Les objectifs poursuivis pour cette activité sont double.  Il s’agit d’une part de répondre à la question de santé publique (grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles dont le VIH/sida), et d’autre part de trouver les réponses appropriées à la problématique des relations entre garçons et filles, aux violences sexuelles, à la pornographie ou encore à la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes.

La loi relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception rend obligatoire les informations et l’éducation ayant trait au sexe dans les écoles, a déclaré M. Matondo,  en raison d’au moins trois séances par an. Cette démarche ne devait porter aucune ambigüité, car, il s’agit d’éduquer la jeunesse qui doit dans son futur proche faire face à des éventualités liées entre autres au sexe.

L’éducation sexuelle à l’école est un apprentissage de  l’altérité

L’éducation sexuelle à l’école est un apprentissage à l’altérité qui est le fait d’être distinct des règles sociales, des lois et des valeurs communes. Toutefois, cette éducation à la sexualité, si elle est à ce jour  incontournable et obligatoire, ne va pas de soi et soulève quelquefois des polémiques qui se heurtent à des difficultés d’ordre religieux, traditionnel et socioculturel.

 A en croire M. Matondo, Il n’est toujours pas aisé pour les enseignants, d’aborder ce sujet en classe, que ce soit à l’école primaire, dans des classes de niveau supérieur,  car la sexualité n’est pas un domaine comme les autres. Elle touche l’intimité d’une personne.

En rappel, historiquement parlant le terme « éducation sexuelle » est apparue en 1914. Trois catégories de personnes investissent alors ce domaine. Il s’agit notamment des médecins qui veulent prévenir les maladies vénériennes, les prêtres soucieux d’arrêter la divulgation des méthodes contraceptives et enfin chez des féministes qui voulaient protéger les femmes et les filles de la séduction, du viol et de l’avortement clandestin.

L’orateur a enfin recommandé aux éducateurs en particulier du collège Saint Gyavira et ceux de toute l’étendue de la RDC en général,   de continuer à transmettre aux élèves des connaissances fiables et précises, liées à la sexualité, aux organes génitaux, aux mécanismes physiologiques de la reproduction humaine et des comportements sexuels, afin de pouvoir développer des attitudes adaptées aux circonstances et aux cultures de tout un chacun. ACP/ZNG/Wet/JFM  

 

 

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