L’égalité entre les femmes et les hommes demeure  un avantage pour tous, affirme une avocate

Kinshasa 24 Avr.2019 (ACP). Me Solange Ndele, avocate au barreau de Kinshasa/Gombe a affirmé mercredi, lors d’un entretien avec l’ACP, que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage qui permet tant aux femmes qu’aux filles d’éclore tout leur potentiel.

La juriste a rappelé que dans  les pays où les femmes sont traitées sur un même pied d’égalité avec les hommes, jouissent d’une meilleure croissance économique avant d’ajouter que les entreprises qui comptent de meilleurs résultats, à travers les accords de paix qui font intervenir des femmes, s’avèrent viables à long terme.

Cette avocate qui milite pour la promotion des droits de la femme en RDC a étayé sa pensée en ces termes : «les Parlements et autres organes délibérants où siègent suffisamment des femmes, adoptent davantage des lois portant sur des questions sociales fondamentales comme la santé, l’éducation, la non discrimination et les allocations familiales. Cette réalité doit être au cœur des efforts qui sont déployés pour accélérer la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD) prévu d’ici 2030 ».

Beaucoup reste encore à faire pour permettre aux femmes d’accéder en nombre suffisant aux instances de prise de décisions

Tout en reconnaissant que la RDC fournit des efforts pour offrir des opportunités légales aussi bien aux hommes qu’aux femmes, Me Ndele a noté que beaucoup reste encore à faire pour permettre aux femmes d’accéder en nombre suffisant aux instances de prise de décisions. En effet, soutient-elle, des inégalités des droits de chance et de sexe persistent entre les hommes et les femmes dans la société. Elles font perdre au pays l’utile contribution des femmes à la réalisation de ses objectifs de développement humain durable.

Cette persistance des disparités entre l’homme et la femme est constatée dans presque tous les domaines de la vie nationale, particulièrement dans les domaines politique, économique, social et culturel. Ces inégalités entraînent inéluctablement des discriminations quant à la mise en œuvre adéquate de la parité  homme-femme.

Face à cette situation, Me Ndele a plaidé pour un recours à la Constitution qui consacre le principe d’égalité des droits de chance et de sexe, rappelant que la RDC a aussi ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux, régionaux et sous-régionaux  relatifs aux droits humains pour s’adapter à la nouvelle donne.

« Si en RDC l’on enregistre quelque progrès en ce qui concerne l’accès des filles à l’enseignement primaire, secondaire et supérieur de même que la présence progressive  des femmes dans les instances politiques, il reste néanmoins trop lent et timide. D’où qu’elles viennent, les petites filles doivent encore faire face à l’inégalité des chances et à la discrimination. ACP/Kayu/JFM

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