L’engagement des femmes congolaises à renforcer leurs activités génératrices de revenus

Kinshasa, 08 juin 2019 (ACP).- Les femmes congolaises ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur percée dans l’exercice des activités génératrices de revenus (AGR) en vue de contribuer au développement socio-économique du pays et  de faire booster leur croissance, au cours d’une matinée d’échanges organisée samedi dans un restaurant de la commune de Gombe par le Caucus des femmes entrepreneures du Congo (CFEC).

La présidente du caucus, Julie Odinga a reconnu que les femmes de son pays disposent des capacités managériales, morales et intellectuelles requises pour jouer pleinement leur rôle de faire générer le revenu. Elle les  a exhortées pour ce faire à concevoir et mettre en œuvre des projets réalistes et bancables susceptibles d’attirer un intérêt et une attention de la part des pouvoirs publics, des investisseurs et des institutions tant bancaires que celles de la micro finance d’où peut provenir un financement éventuel.

S’agissant des capacités éprouvées de ses paires, Mme Odinga a rappelé qu’entre les années 1991 et 2001 où le tissu économique de la RDC s’était totalement effondrée, consécutive notamment aux pillages de septembre 1991 et de janvier 1993 qui ont mis plus de 80 % des Congolais en chômage, les femmes ont réussi et parvenu à nourrir la population, grâce à leur imagination créatrice,  leur détermination d’agir et leur perspicacité à réussir.

L’efficacité des femmes reconnue dans tous les secteurs d’activités

Pour sa part, Mme Nathalie Nzuzi, coordinatrice du ‘’Regroupement des femmes maraichères’’ (RFM), s’est réjouie  du travail que ces dernières  abattent dans le domaine agricole. Elle en a pris pour preuve, des tonnes de légumes, de fruits et d’épices sorties des champs dans l’hinterland de Kinshasa, notamment Ndjili Cecomaf, à l’Est et Kindele,à l’Ouest de la capitale qui approvisionnent les marchés de 24 communes de Kinshasa, par celui de Somba Zikida, au centre de la ville, chaque matin.

Une autre intervenante,  Aimée Laure Mbiye, tenancière d’un dépôt de vente des boissons et du ciment gris, a fait savoir que les femmes s’excellent aussi dans l’informel, à l’instar de  la restauration de fortune appelée communément ‘’malewa’’, dans la gestion des débits des boissons, de la vente des pains et autres petits matériels afin de satisfaire les besoins directs des populations.

Les femmes ont clôturé leurs échanges par demander au gouvernement de mener un plaidoyer à l’endroit des  institutions bancaires et celles de la micro finance pour la facilitation dans l’obtention des crédits à faible coût de remboursement avant de remercier la Banque Africaine de Développement qui a octroyé à plus de 3.000 femmes en RDC, un  kit composé d’une table et d’une chaise en plastique, d’un parapluie et d’une enveloppe de 200 dollars , sous forme d’un crédit remboursable, par le biais du Programme cadre pour la création d’emplois et de revenu (Procer), une structure étatique sous tutelle du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale. ACP/ZNG/Wet

Partagez cet article