Les épreuves préliminaires de l’EXETAT organisées par le FPMA sont illégales, selon Sébastien Bachi Yekula

Kinshasa, 24 février 2019 (ACP).- L’inspecteur général adjoint de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Sébastien Bachi Yekula Lem a qualifié d’illégales les épreuves préliminaires de l’Examen d’Etat organisées dimanche par le ministère de la Formation professionnelle, métiers et artisanat (FPMA) dans une  déclaration à la presse.

Pour Bachi Yekula, le seul ministère qui a la compétence d’organiser ces épreuves selon la loi, c’est l’EPSP. Il a fait remarquer que le FPMA n’est pas le ministère de l’Enseignement technique et professionnelle conformément aux textes en vigueur notamment la loi- cadre ainsi que l’ordonnance portant création de l’Examen d’Etat et l’ordonnance n°17/025 du 10 juillet 2017 portant fixation des attributions du ministère.

A part ces ordonnances, a-t-il souligné, il n’y a pas un autre ministère qui a la charge d’organiser ces épreuves certificatives.  Ceux qui savent bien les choses, connaissent le ministère  qui a la compétence d’organiser les Examens d’Etat depuis 50 ans».

Il rappelé que ces épreuves ont été déjà organisées le dimanche 17 février 2019 conformément au calendrier scolaire de l’EPSP. Auparavant, le président de l’Association nationale des parents d’élèves et étudiants du Congo (ANAPECO), David Stève Diatezwa Mpongi avait dénoncé lors d’un point de presse vendredi dernier, l’organisation dimanche 24 février 2019 d’autres épreuves préliminaires de l’EXETAT, édition 2018-  2019 par des inspecteurs du FPMA.

Selon lui, «Il n’y a pas deux corps d’Inspection générale, lequel corps est régi par l’ordonnance n°91/231 du 15 août 1991 portant règlement d’administration relatif au corps des inspecteurs de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel».

Toutefois, a-t-il souligné, les parents qui sont partenaires de l’Etat depuis 50 ans savent que l’ordonnance-loi n°092/88 du 07 juillet 1988 qui institutionnalise l’Examen d’Etat est une attribution exclusive au corps des inspecteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnelle (EPSP), qui du reste, est un et indivisible, a martelé Diatezwa Mpongi. ACP

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