Les Léopards retenus toute la journée de vendredi dans un hôpital du Caire pour refaire des tests médicaux obligatoires

(de l’envoyé spécial de l’ACP SIKI NTETANI MBEMBA François)

Le Caire, 23 juin 2019.- Les Léopards ont été retenus, toute la journée du vendredi 21 juin (de 6h à 17h), c’est-à-dire la veille de leur entrée dans la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football contre les Cranes d’Ouganda, pour le compte de la 1ère journée du groupe A, dans un hôpital du Caire pour obligatoirement repasser des tests médicaux, l’une des conditions de qualification des joueurs à cette compétition.

A cause probablement d’un oubli administratif, les sélectionnés congolais ont été contraints de se soumettre toute la journée à cette obligation, chaque équipe participant à ce tournoi étant tenue de transmettre à la Confédération africaine de football (CAF) les examens médicaux de chaque joueur, dûment signés par le médecin de la sélection.

Durant leur stage en Espagne, il y a quelques jours, ils les avaient passés à Marbella. Mais, apparemment, le médecin de l’équipe nationale aurait oublié d’envoyer les documents à l’organisateur ! La cellule médicale des “Léopards” a ainsi logiquement été rappelée à cette obligation, forçant ainsi les joueurs à refaire les mêmes tests à la CAF, toute la journée de vendredi durant de longues heures dans un hôpital de la capitale égyptienne. Les carnassiers congolais n’avaient donc pas pu s’entraîner à la veille de leur très attendue première confrontation contre les “Cranes” d’Ouganda.

Arrivée samedi au Caire en plusieurs vagues de la délégation des supporteurs

La délégation des supporteurs de l’équipe nationale de la RDC, les Léopards, à la phase finale de la 32ème Coupe d’Afrique des nations, composée de 116 personnes de diverses catégories, est arrivée samedi 22 juin, au Caire, en plusieurs vagues.

Sans parler de l’équipe d’avance d’une demi-douzaine de personnes, envoyées depuis mardi 18 juin dans la capitale égyptienne pour préparer le séjour de cette délégation, un vol régulier d’une compagnie aérienne africaine en a amené près d’une vingtaine, partie de Kinshasa vendredi 21 juin à 14h pour atteindre sa destination finale samedi à 7h, après un passage de 9h à l’aéroport international Addis-Ababa Bole.

Entre-temps, les membres des médias, les animateurs et autres avaient vu le vol affrété, mis à leur disposition théoriquement depuis jeudi 20 juin à midi puis 22h, être reporté à plusieurs reprises pour diverses raisons. L’appareil finira par prendre les airs samedi matin avec escale technique prévue à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Ses passagers débarqueront au Caire en début de soirée.

Spectateurs identifiés avec billets d’accès

La réservation des places est réalisée plusieurs jours avant le match programmé de la 32ème CAN. Les supporteurs devant se rendre au lieu de la rencontre prennent leurs billets d’accès tout en se laissant identifier. Question de bien les orienter et les mettre dans des conditions maximales de sécurité. Ainsi, les deux voitures et les deux bus ainsi que l’autocar des supporteurs résidant en Egypte, loués pour aller assister au match entre la RDC et l’Ouganda, samedi pour le compte de la 1ère journée du groupe A, ont connu différentes difficultés d’entrer dans l’enceinte du stade International du Caire, bien quadrillé par la police. Les billets ne leur ayant même pas été servis par l’organisation interne et les hôtes égyptiens n’ayant visiblement pas reçu des consignes officielles sur ce sujet, les groupes de Congolais se sont retrouvés dans l’obligation de rebrousser chemin pour rentrer suivre l’empoignade ougando-congolaise à leurs lieux d’habitation.

Des hôtels distants, pour des chambres parfois pas vraiment réservées

Les membres de différents groupes de sportifs ont connu quelques incompréhensions pour être logés dans des chambres parfois pas vraiment réservées dans des hôtels situés à plusieurs kilomètres de distance, dans la mégapole qu’est l’immense ville du Caire. Cela a créé des imbroglios tels que certains ont circulé dans leurs bus, longtemps pendant la nuit de samedi à dimanche, à la recherche de l’endroit indiqué où ils pouvaient se reposer et se restaurer après un voyage harassant. La situation a paru revenir à la normale au bout de temps, le sourire hypocrite ayant apparu aux heures du déjeuner…

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