Les participants à l’atelier du PAMFIP recommandent sa reconduction

Kinshasa, 27 fév.2019(ACP).- Les participants à l’atelier de restitution sur le projet d’appui à la modernisation des finances publiques (PAMFIP) qui s’est tenu du 20 au 21 février, ont recommandé la reconduction dudit projet, en vue d’atteindre tous les objectifs lui assignés.

La cellule de communication du projet qui a livré cette information mercredi à l’ACP, a indiqué que parmi les recommandations  formulées par les participants, figurent également la création d’une direction générale du trésor et de la comptabilité publique(DGTCP), la séparation des opérations du pouvoir central de celles des entités territoriales décentralisées (ETD) ainsi que la mise sur  pied d’un nouveau système  comptable et des procédures comptables d’exécution.

Les participants ont fait remarquer que L’atelier a permis de mettre en lumière les acquis du PAMFIP sur le plan institutionnel en mettant en place un environnement juridique plus cohérent et efficace.

Ils ont en outre salué l’apport de l’assistance technique qui a géré le PAMFIP, en étroite collaboration avec la cellule d’appui à l’ordonnateur national du fonds européen de développement (COFED) et les bénéficiaires pour les efforts fournis ont abouti à la mise en application de la loi des finances publiques(LOFIP).

L’engagement de la RDC

Par ailleurs, le secrétaire général aux Finances, Christophe Bitasimwa, a réitéré, à la clôture de l’atelier, l’engagement du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à consolider les acquis et à prendre les mesures nécessaires pour la mise en œuvre complète de la réforme des finances publiques.

Il s’est déclaré satisfait de la disponibilité des parties prenantes et de la qualité du travail abattu, tant par les experts que par les participants à l’atelier, tout en rappelant que les enjeux et les défis restent à surmonter en reconnaissant toutefois les avancées engrangées tant sur le plan fonctionnel que technique.

Pour sa part, l’assistance technique a indiqué qu’il restait des défis à relever pour la mise en œuvre complète de la réforme proposée par le PAMFIP, au nombre desquels figurent la finalisation du cadre juridique, des urgences concernant le système comptable, l’adoption des règles définitives de production de comptes et la formation des acteurs.

S’agissant de la sécurisation des recettes domaniales, les experts ont relevé quelques urgences dans le déploiement du système proprement dit et dans la formation des acteurs de terrain.

Financer à hauteur de 10.000.000 (dix millions) d’euros à travers le budget du 10ème Fonds européen de développement(FED), le PAMFIP a mis en œuvre des actions innovantes qui ont permis des avancées significatives vers la mise en place des finances publiques saines et profitables au développement du pays.

Tenus du 20 au 21 février, ces travaux ont mobilisé autour d’une table, les délégués du gouvernement congolais, les représentants de la délégation de l’Union européenne et de la  Banque mondiale ainsi que 140 experts issus des  structures décisionnelles du pouvoir central et  des administrations décentralisées, sans oublier les cadres chargés de la mise en œuvre dudit projet.

Cette mise en œuvre avait commencé en 2011, souligne-t-on. ACP/Kayu/DNM/May 

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