L’importance de l’écosystème des mangroves pour la protection du littoral de Moanda

Kinshasa, 28 juillet 2019 (ACP).- La célébration de la Journée internationale de la mangrove traduit l’importance de  son écosystème pour la protection du littoral, l’atténuation des effets du changement climatique et la sécurité alimentaire des communautés du territoire de Moanda

Ces propos du Représentant Résident de l’UNESCO, Jean-Pierre IIboudo, sont contenus dans son mot lu vendredi à Kinshasa, par son délégué  lors de la  célébration  cette  journée placée  sous le thème : «Préservation des écosystèmes vitaux et vulnérables pour une relation harmonieuse entre les humains et l’environnement : cas des mangroves en RDC ».

Le fait de commémorer cette journée, a-t- il fait savoir, est l’occasion pour son organisme et pour chacun, de réaffirmer l’engagement envers le programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’accord de Paris sur les changements climatiques.

Selon l’Unesco, cette journée souligne l’importance de cet écosystème unique, particulier et fragile qui, de par son existence, procure aux êtres humains des avantages substantiels en terme de biomasse et de productivité ainsi que des biens et services issues des forêts et des pêches.

 Il contribue à la protection du littoral et joue un rôle particulièrement vital en matière de sécurité alimentaire pour les communautés riveraines. Face à l’enjeu de taille sur ce que les écosystèmes de mangrove fournissent comme avantages et services essentiels à la vie, l’Unesco œuvre à tous les niveaux pour mettre au point des initiatives concernant les mangroves.

Il est essentiel aujourd’hui, a- t- il poursuivi, de protéger l’écosystème des mangroves dont leur survie est confrontée à des graves défis, allant de l’élévation alarmante du niveau des mers à une biodiversité de plus en plus menacée. «Ni notre planète ni l’humanité ne peuvent se permettre de perdre cet écosystème vital»

Dans son message, la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a, par ailleurs, noté que les mangroves, écosystème polyvalents présents dans les estuaires tropicaux, fournissent des habitats à de nombreuses espèces marines et amphibies, remplissent des fonctions essentielles pour les communautés humaines aux alentours et participent à la préservation de l’environnement et de la biodiversité.

Le représentant de la Fao a.i, Judicaël Pazou, a, pour sa part, relevé que les mangroves stabilisent certaines zones côtières fragiles et favorisent la résilience écologique face à la montée des eaux des océans notamment. C’est dans ce cadre, a- t- il estimé, que la Fao mène des actions qui contribuent, à travers la planète à la préservation de l’écosystème de la mangrove, avant de relever que  ces interventions s’inscrivent dans l’objectif stratégique numéro 2 de la FAO qui consiste à rendre l’agriculture, l’agroforesterie et la pêche plus productive et plus durable.

Mise en œuvre entre 2014 et 2015 d’un projet de coopération technique sur le Parc marin des Mangroves

En ce qui concerne la RDC, a précisé le représentant de la Fao a.i, cette agence onusienne a mis en œuvre entre 2014 et 2015, un projet de coopération technique (TCP) sur le Parc marin des Mangroves, situé dans l’Ouest de la province du Kongo central, à environ 600 km de Kinshasa.

Confronté à la pauvreté et au chômage, les communautés riveraines de cette aire protégées vivent essentiellement de la pêche, de petits élevages, de l’agriculture de subsistance et de la carbonisation du bois dont les conséquences sont la destruction croissante de la mangrove, habitats naturelles de certaines espèces animales qui se raréfient ou envoi de disparition, pourtant leur milieu vital pour la reproduction.

Pour la FAO, le projet qu’il a mis en œuvre  en 2014-2015  pour atténuer les effets des menaces a intervenu dans la restauration du site et la valorisation  de ses ressources et le développement des alternatives socio- économique  des communautés riveraines.

Parmi les résultats obtenus, à l’issue de la mise en œuvre de ce projet, a- t- il cité,  figurent notamment la délimitation exacte du parc, l’élaboration d’un  plan  de développement local, le renforcement des capacités  d’intervention de l’ICCN,  et la mise en œuvre des plateformes  de concertation multi acteurs.

Le choix du Parc Marin de Mangrove (PMM) d’environ 76000 hectares, a-t- il expliqué, se justifie par le fait que c’est une réserve naturelle désignée comme site Ramsar le 18 janvier 1996.  Quant aux forêts des mangroves qui constituent la plus grande partie de ce parc, a-t-il renchérit, elles sont les seules espèces des mangroves, tandis que cinq espèces de tortues marines y pondent annuellement des œufs et que de nombreuses espèces d’oiseaux le fréquentent, et d’autres espèce de reptiles sont également présentes notamment le python de seba, le varan orné et la tortue palustre. ACP/ Fng/Fmb

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