L’ONU doute de retour en Birmanie des Rohingyas

Kinshasa, 11 juillet 2019 (ACP).- L’Organisation des Nations Unies doute l’annonce de la Birmanie d’envoyer une délégation dans des camps de réfugiés au Bangladesh pour rassurer les personnes qui souhaitent rentrer dans leur pays, indiquent les informations  des agences internationales de presse reçues jeudi à Kinshasa.

Les sources rapportent que sur le terrain, l’ONU constate des violences des forces de sécurité contre la minorité et rien n’indique les autorités du pays  veulent vraiment favoriser les expropriations.

Cependant  les Nations Unies s’inquiètent  du niveau de violence qui perdure  notamment des villages brûlés, disparitions forcées, viols dans l’État de Rakhine, où  plus au moins 126 000 Rohingyas y seraient déplacés. Pour eux, comme pour les plus de 700 000 personnes qui ont fui au Bangladesh, un retour semble improbable.

La Haut-commissaire adjointe des Nations unies aux droits de l’homme, Kate Gilmore,  pointe du doigt la responsabilité des autorités birmanes :

« Dans l’État de Rakhine, les autorités sont allées faire du porte-à-porte pour mettre à jour leur liste d’habitants. Et elles auraient enlevé les noms de tous ceux qui n’étaient pas à leur domicile. Pour de nombreux Rohingyas, cette liste est peut-être le seul document officiel qui prouve leurs droits de propriété ou leur origine. Sans cette preuve, retourner en Birmanie pourrait bien être impossible pour ces réfugiés.  ».

Pour les Rohingyas qui sont restés dans leurs communautés, là aussi, la situation est fragile. La Birmanie leur impose d’obtenir une carte d’identité nationale. Sauf qu’ils sont alors enregistrés comme Bengali et non comme Rohingya. Ils doivent également dire à quelle date ils sont entrés sur le territoire même s’ils sont nés en Birmanie.

Les Nations unies appellent les autorités à mettre fin à cette politique et à reconnaître la pleine citoyenneté de la minorité musulmane. ACP/Fng/ZNG/GMM/KJI/JFM

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