Plaidoyer pour l’intégration du «genre» dans la lutte contre l’insécurité alimentaire

Kinshasa, 11 juin 2019 (ACP).- Mme Mireille Kabuela, chargée du genre adjointe au sein de l’ONG « Centre d’Encadrement pour le développement et la santé (CEDS) » dans la commune de Lingwala, a plaidé, au cours d’un entretien  mardi avec l’ACP, pour l’intégration de la dimension genre dans la lutte contre la malnutrition en vue  d’assurer une sécurité alimentaire efficiente aux hommes et aux femmes.

Mme Kabuela a noté que des femmes et des filles vivant en milieu rural constituent la majorité des victimes  de la malnutrition, insistant sur le rôle fondamental que peut jouer l’implication de la dimension genre dans la nutrition et la sécurité alimentaire de la famille, à travers, notamment des activités agricoles, l’élevage et la transformation des produits alimentaires.

Les politiques agricoles ont été élaborées en faveur de l’agro-industrie et des cultures d’exportations, tandis que les petits agriculteurs et agricultrices n’ont reçu que peu de soutien, a-t-elle indiqué, soulignant que le droit de se nourrir est inscrit dans le pacte  international  relatif  aux  droits  économiques, sociaux et culturels depuis 1966. Toutefois, la malnutrition demeure un problème important au niveau mondial, a-t-elle ajouté.

Mme Kabuela a par ailleurs expliqué la façon dont le C.D.E.S aborde les enjeux de la malnutrition au sein de l’agro écologie à travers sept axes fondamentaux, à savoir la consommation équitable d’aliments de qualité nutritionnelle, la production durable,  l’accès et contrôle des ressources naturelles, la valorisation et l’amélioration des savoirs, d’un travail digne et reconnu avec une sécurité sociale, destiné à la production et à la coresponsabilité familiale et citoyenne. ACP/FNG/ZNG/Wet

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