Projet Inga 3 et défection à « LAMUKA »

Dans leur édition de jeudi, les journaux parus à Kinshasa focalisent leur attention sur le financement des études de faisabilité d’Inga 3 et les réactions sur le retrait d’Antipas Mbusa. «73 millions de la BAD pour les études de faisabilité d’Inga 3», signe en gras à sa « une » Agence congolaise de presse (ACP). Le président du groupe de la Banque africaine de développement(BAD), Akinwumi Adesina a  annoncé l’octroi à la RDC d’une enveloppe de 73 millions USD pour  les études de faisabilité du projet de construction  de la centrale hydroélectrique d’Inga III, 11.050 mégawatts, explique le média public. «On ne peut pas éclairer le Congo et l’Afrique sans développer le site d’Inga», a réagi le président de la BAD qui a salué le leadership et l’engagement du Président de la République Félix Antoine Tshikesekedi, notamment avec  un appui politique nécessaire au projet, souligne l’agence nationale.

Par ailleurs, que le directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État en charge des infrastructures, ressources minières, hydrocarbures, énergie et PT NTIC, Mme Gety Mpanu Mpanu a ouvert à Lubumbashi, au nom du Président de la République, la 15ème édition de la semaine minière en RDC, rassurant les opérateurs miniers de la création d’environnement favorable pour les affaires et pour leur protection par le Chef de l’État. Le média public précise que cette réunion regroupant les opérateurs miniers de la RDC et d’ailleurs pour une durée de trois jours, est placée cette année sous le thème : « Repenser le modèle minier traditionnel dans la nouvelle ère des métaux : doter la RDC des compétences nécessaires pour faire progresser le secteur ».

Au sujet de la spoliation du siège de l’ACP, la presse officielle indique que le directeur général de l’Agence congolaise de Presse (ACP), Lambert Kaboyi a appelé les agents et cadres de cette maison de presse à se prendre en charge, à se mobiliser comme un seul homme afin de faire échec au groupe d’individus qui tentent, avec l’appui des magistrats, de vouloir déposséder ce média de l’Etat de son domaine. Lambert Kaboyi a fait remarquer que son institution ira en appel pour clarifier les juges et obtenir l’annulation  du jugement rendu en faveur du spoliateur et consorts.

A la suite du retrait d’Antipas Mbusa de « LAMUKA », Forum des As s’interroge : «
Vers une mort programmée ? ». Au fil du temps, ce regroupement électoral, mué récemment en plateforme politique, se désosse, argumente le journal, perdant de jour en jour ses porte-étendards et pire, ceux qui y restent émettent de moins en moins sur le même diapason.

Sur le même sujet, le quotidien note que le coordonnateur de Lamuka, Moise Katumbi en a pris acte. « J’en prends bonne note », reprend le tabloïd citant la correspondance de Moise Katumbi. Au chapitre des réactions, le journal note celle du secrétaire général de l’ECIDE, Devos Kitoko qui a fait savoir que la défection de Mbusa Nyamwisi comme de toute autre personne n’a aucun impact négatif sur la plateforme LAMUKA, affirmant que  cette plateforme repose sur le peuple et non sur les individus.

Le quotidien reprend les réactions au sujet du viol collectif sur une mineure de 13 ans à Kinshasa. L’épouse du Chef de l’Etat, Denise Nyakeru Tshisekedi s’est indigné, écrit le confrère, contre cet acte. « C’en est trop, il faut que ça s’arrête. J’en appelle à un renforcement de l’éducation civique et morale dans les écoles et à une vulgarisation tous azimut de la masculinité positive », reprend le journal les propos de la Première dame de la RDC qui estime qu’au regard des faits observés actuellement, il s’avère nécessaire d’entamer des réflexions sur des mesures additionnelles à prendre, notamment sur le plan de la règlementation, en vue de prévenir et de lutter de manière plus efficace contre ces vices qui portent sensiblement atteinte à la dignité de la personne humaine en général et de la femme en particulier.

« Jeanine Mabunda : « Comme mère, nous sommes toutes scandalisées », met en exergue le journal à l’occasion de la rencontre de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda avec la conseillère principale du Chef de l’État en charge de la jeunesse et de la lutte contre les violences faites à la femme, Chantal Yelu. La conseillère a affirmé que le Président de la République s’associe à la douleur des parents de la victime.

Sur cette rencontre, La Prospérité argumente que les deux personnalités ont poussé leur cri d’indignation pour que des mesures appropriées soient prises en compte. «Il y a une loi sur les violences sexuelles qui est d’application en RDC et qui est très forte. Mais, cette loi est aussi à compléter par des lois de protection de l’enfant », a laissé entendre la présidente de la chambre basse du Parlement.

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