Sensibilisation des jeunes sur la résolution des conflits entre les pairs par le CONAFED

Kinshasa, 12 juin 2019 (ACP).- Le Comité nationale femmes et développement (CONAFED) section de Kisenso a sensibilisé récemment cent élèves dont 50 filles et 50 garçons qui sont dans la tranche d’âge comprise entre 13 et 20 ans, sur la «Résolution des conflits entre les pairs», a indiqué M. Sébastien Piandji, responsable de ce projet (officer project youth), au cours d’un entretien avec l’ACP.

Le but poursuivi  d’amener ces jeunes à la prise de conscience de ce qui doit être leur avenir, les amener à une vie sans violence dans des villes sécurisées, en faire des vulgarisateurs  de bonnes pratiques dans leurs milieux de vie respectifs  et  sur les différentes actions à mener, a indiqué M. Piandji.  Entretemps le CONAFED envisage développer leurs compétences et introduire de nouvelles méthodologies participatives, pour l’entraide, à travers des échanges, d’expérience et la résolution des conflits  entre eux.

Organisé en une seule journée, le mobile de cet atelier était de fixer ces pairs éducateurs sur les concepts liés aux problèmes et conflits, les causes, les conséquences, les acteurs et les étapes de la résolution des conflits et comment les prévenir en tant que jeunes dans leurs groupes afin de les amener sur les bonnes voies pour un avenir meilleur, a renchéri M. Piandji.

Il a par ailleurs expliqué les objectifs spécifiques de cet atelier qui  visaient notamment l’amélioration des services publics pour les femmes, filles et les personnes vivant avec handicap, la sécurité, la mobilité, le développement des compétences des pairs éducateurs sur les concepts liés aux conflits et  leur typologies.

Les violences faites aux femmes dans les zones urbaines

M.Piandji a fait savoir que les violences faites aux femmes(VFF) et la sécurisation de ces dernières dans les zones urbaines congolaises restent inchangés, à cause de la croissance de la population au cours de ces dix dernières années.

Ces VFF ont atteint aussi la commune de Kisenso, selon une étude menée en 2011 par « Action aid international(AAI), une organisation internationale non gouvernementale dont le siège se trouve en RDC ».

Kisenso est citée parmi les plus pauvres communes de la ville de Kinshasa. Sur cette étude, 42 % des personnes interrogées connaissent une femme qui a subi des violences dans un lieu public.  Malgré ce constat, la lutte contre la violence en RDC est concentrée dans la zone de conflit, à l’est du pays.

La violence urbaine doit être prise en main parce qu’elle prive les femmes et les filles de l’exercice de leurs droits sociaux, culturels, politiques et économiques, parce qu’elle fait obstacle à l’éradication de la pauvreté.

Il a également souligné que le manque d’accès aux services publics de base, y compris l’eau, l’assainissement, l’électricité, l’éclairage publique et les transports en commun, ajouté à cela une faible présence policière, expose les jeunes filles de Kisenso à des violences physiques, sexuelles et psychologiques. Leur sécurité et leur mobilité étant ainsi réduites, elles sont empêchées de participer à l’effort public.  Les niveaux élevés de VFF sont entretenus par des rapports de pouvoir inégaux entre les sexes, la délinquance juvénile, par le faible niveau d’instruction des jeunes, une ignorance répandue des droits des femmes et de la loi portant protection de l’enfant dans toute la communauté et des normes sociales profondément enracinées, qui perpétuent la discrimination des femmes et les violences à leur égard. S’ajoutent à ces facteurs l’absence de législation pour protéger les jeunes contre la violence dans les espaces publics, a-t- conclu. ACP/ Kayu/DNM/ Cfm/CMK/JLL/GNN

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