Sit-in du personnel de l’ACP devant le  Palais de Justice  pour  protester contre la  spoliation  de sa concession

Kinshasa, 26 juin 2019 (ACP).- Les agents et  cadres de l’Agence  congolaise de presse (ACP) ont organisé, mercredi  à Kinshasa, un sit-in devant le  Palais de  Justice, dans  la commune de Gombe,  pour protester  contre la tentative de spoliation de leur concession abritant  la  direction  générale dudit média public par  un  groupe  des  mafieux.

Le  groupe  dont  un  certain  Jean Boaz  Panzu serait le cerveau moteur, lequel se prétend propriétaire de la concession de l’ACP sur la base d’un faux certificat d’enregistrement datant de 2017, selon  ses  avocats. Pourtant, il est de notoriété publique que l’ACP a acheté ladite concession en 1973 auprès d’un sujet grec sur financement de la Présidence de la République sous le régime de feu le Président Mobutu.

Pour  le  président de la  délégation  syndicale de l’ACP, Séraphin  Ntikala,  ce dossier  judiciaire  est une  histoire  montée de  toute  pièce par  un  réseau  des  « charognards » qui  veulent s’accaparer du  bien de l’ACP acquis  depuis  1973.

Il a, par la même occasion, lancé un appel au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dont la lutte contre les antivaleurs constitue une des priorités de son programme, pour s’impliquer personnellement et barrer la route à ces mafieux qui veulent spolier un bien de l’Etat.

«Nous avons,  par ailleurs, été  surpris d’apprendre que l’ACP était assignée en justice à la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, à l’insu  de la direction générale de l’ACP par un certain Boaz Panzu,  détenant aussi un autre certificat d’enregistrement délivré en 2017 et  qui  habiterait  sur l’avenue de l’Ecole no 2, dans la commune de Ngaliema », a dit le président de la délégation syndicale fortement indigné par cette tentative avérée de stellionat.

M. Ntikala a, dans ce  même contexte, réaffirmé  la détermination de tout le personnel de cet établissement public de ne pas céder un seul centimètre carré de la concession de l’ACP – Cathédrale de la presse congolaise.

Le  personnel de  l’ACP dit «  non à la spoliation de sa concession »

 Par  ailleurs,  les agents  et cadres de l’ACP,  armés des sifflets et portant rameaux  et  calicots sur lesquels on pouvait lire : « Non à la vente des biens de l’Etat, Non à la spoliation de la concession de l’ACP » située sur l’avenue Tabu Ley dans la commune de Gombe, par  une bande des spoliateurs mafieux.

Interrogé  par la presse,  Placide  Tabasenge, directeur chef de service de la Documentation et archives (Docar) à l’ACP «  s’est dit indigné de voir l’Agence faire l’objet d’une tentative de vente de sa concession. Il est impossible d’envisager une telle éventualité au risque de le voir dégénérer à d’autres services de l’Etat, tel que la RTNC par les  hommes sans morale, des inciviques… ».

Il  a souhaité, eu égard à la gravité de la machination, voir les autorités compétentes à tous les niveaux des instances nationales s’impliquer dans ce dossier pour ne pas laisser l’ACP se battre seule face aux vautours. « Je n’arrive pas à m’imaginer un instant qu’un bien de l’Etat soit vendu sans aucune réaction des pouvoirs publics », a-t-il déclaré.

Le bâtiment abritant l’ACP avait été acheté, en 1973, par le  défunt Président Mobutu  et cédé à l’AZAP (Agence Zaïre Presse) au cours  d’une  cérémonie  officielle en 1974 à l’époque où Raphaël Panu Panu-Bi-Banda était président délégué général. Quarante-six (46) ans  après, il est inimaginable de se retrouver devant des « fantômes » prétendant avoir acheté la concession indument convoitée.

A cette allure, il n’est pas impossible de voir d’autres spoliateurs se déclarer « propriétaires » en prétendant avoir acheté des édifices publics tels que le Palais de la Nation, le Palais du peuple, l’Hôtel du gouvernement et tant d’autres, mais à quel prix ?          .

Créée le 12 août 1960 par l’ancien premier Premier ministre, Patrice Emery Lumumba, en remplacement de l’Agence Belga, l’ACP s’occupe depuis lors d’informer et de former le public à travers son bulletin quotidien physique et électronique ainsi que son site web.  Où étaient pendant tout ce temps (quarante-six ans) les prétendus  « propriétaires » à qui  la justice accorde aujourd’hui crédit suspect ? se demande-t-on.

Au regard d’innombrables loyaux  services que l’Agence continue de rendre au jour le jour  avec fidélité à la Nation et à considérer le grand nombre d’emplois qu’offre l’Agence à la population pour combattre le chômage et la pauvreté,  le directeur Tabasenge en appelle à l’ensemble des instances nationales plus particulièrement, à l’implication du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans ce dossier afin d’endiguer la énième tentative de spoliation d’un bien public de l’Etat. ACP/Kji

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