Soutien de l’UNESCO à l’accès à l’eau potable et l’assainissement sans discrimination

Kinshasa, 22 mars 2019 (ACP).- La directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Audrey Azoulay a affirmé vendredi, dans son message,  que son institution s’est engagée à soutenir les gouvernements dans leurs efforts en vue de permettre à tous d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement sans discrimination, en marge de la Journée mondiale de l’eau.

Mme Audrey Azoulay a estimé qu’il faudrait accorder la priorité à ceux qui en ont le plus besoin en vue d’œuvrer pour un tissu social plus resserré, une société plus égalitaire ainsi qu’un monde plus pacifique et durable, avant de souligner que l’accès à l’eau potable constitue un droit fondamental.

Pour elle, cet accès devient un moteur de développement une fois associé à celui des installations sanitaires, affirmant que près du tiers de la population mondiale ne bénéficie pas de services d’eau potable fiables et que 40 % seulement dispose de services d’assainissement fiables.

Les avantages de l’eau

«L’aspiration à atteindre jusqu’aux plus vulnérables revêt une importance croissante, notamment la dégradation de l’environnement, les changements climatiques, l’accroissement démographique et l’urbanisation galopante qui s’intensifient et posent de grandes difficultés pour la sécurité de l’approvisionnement en eau», a expliqué la directrice générale de l’UNESCO, ajoutant cependant que l’eau et l’assainissement peuvent contribuer à la réalisation de la sécurité alimentaire et énergétique, de développement économique ou de protection de l’environnement.

Audrey Azoulay a affirmé que l’accès à l’eau génère des effets d’une ampleur considérable. Elle a fait savoir que le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau se focalise cette année, sur le thème de l’élimination des obstacles à l’accès à l’eau, et en particulier pour les personnes les plus défavorisées.

«La nécessité d’une plus grande solidarité internationale s’impose particulièrement dans certaines régions telles que l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud, où l’accès aux services de base comme l’approvisionnement en eau et l’assainissement reste en grande partie limité», a-t-elle souligné, avant de relever le fait que les retombées des décisions en matière d’eau traversent les frontières et concernent tout un chacun à l’heure de la mondialisation.

Pour l’année 2019, le thème retenu de la Journée mondiale de l’eau  est : «Ne laisser personne de côté », faisant écho aux engagements audacieux du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Organisation des Nations Unies. ACP/Kayu/DNM/Wet/KJI

Partagez cet article