Une embuscade meurtrière   coûte la vie à au moins 28 soldats nigériens

Kinshasa, 16 mai 2019 (ACP).-  Des hommes de la 112ème compagnie spéciale d’intervention, basée à Ouallam et leur colonne d’au moins huit véhicules, sont tombés  mercredi dans une embuscade tendue par des terroristes à 45 km  au nord-ouest du village de Mangaïzé, non loin de Tongo Tongo et de la frontière malienne ayant coûté la vie à au moins 28 soldats nigériens, a rapporté jeudi FRI ajoutant que le gouvernement nigérien a décrété un deuil national de trois jours à partir de jeudi.

Selon la source, 52 soldats partis à la poursuite de jihadistes qui ont tenté d’attaquer la prison de Koutoukalé patrouillaient près du village de Baley Béri quand un de leurs véhicules a sauté sur une mine. La violente explosion et les tirs nourris de l’ennemi n‘ont laissé aucune chance aux soldats.

Trois avions de reconnaissance, un français, un nigérien et un  américain, ont survolé à plusieurs reprises la zone de combat puis sont rentrés à leur base à Niamey sans avoir vu de mouvement djihadiste au sol.

Selon plusieurs sources, les jihadistes n’ont pas eu le temps de franchir la frontière malienne. Des complicités locales les auraient cachés après l’attaque. Malgré le risque de tomber dans de nouvelles embuscades, les premiers renforts terrestres sont arrivés sur le site à la tombée de la nuit. Les recherches engagées ont permis de retrouver trois véhicules appartenant à l’armée nigérienne. Un seul véhicule manque à l’appel, celui de l’officier chef de la mission.

Cette embuscade s’est déroulée dans une région où avait eu lieu en octobre 2017, une attaque similaire revendiquée par l’ « Etat islamique  et au cours  de laquelle 5 militaires nigériens et 4 soldats américains avaient été tués par des jihadistes venus à bord d’une dizaine de véhicules et d’une vingtaine de motos à hauteur de Tongo Tongo encore (situé une centaine de km de Niamey et à une vingtaine de km de la frontière avec le Mali). ACP/FNG/MPK/CKM/JLL

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