Vénézuela : des camions d’aide venus du Brésil et de Colombie bloqués près de la frontière

Kinshasa, 24 février 2019 (ACP).- Les camions d’aide rempli de vivres et médicaments n’ont finalement pas pu atteindre leur objectif, entrer sur le territoire vénézuélien pour que leur cargaison soit distribuée, a indiqué dimanche l’AFP. La même source signale que les relations restent encore tendues entre Caracas et Bogota sur le plan politique.

Le président Maduro a rompu les relations diplomatiques de son pays avec la Colombie, a révélé la source. Depuis la fermeture de la frontière entre la Colombie et le Venezuela et la rupture des relations diplomatiques samedi, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée dans les villes frontières côté vénézuélien, avec de multiples affrontements.

Et toutes les tentatives des manifestants pour appuyer l’entrée de l’aide humanitaire ont échoué. Impossible pour eux d’accéder aux différents ponts frontaliers entre Ureña et San Antonio. La garde nationale bolivarienne a repoussé, à l’aide de tirs de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, tous ceux qui s’en approchaient d’un peu trop près. Certaines sources indiquent que plusieurs camions arrivés de Colombie dont deux véhicules, ont été brûlés en arrivant côté vénézuélien.

Du côté de la frontière brésilienne, le ministre des Affaires étrangères annonçait que deux camions, chargés de vivres et de médicaments, avaient pu passer la frontière, message également relayé par Juan Guaido mais en fait, ces deux camions sont restés toute la journée bloqués à la douane, et ont dû rebrousser chemin.

Juan Guaido le président auto-proclamé du pays, était samedi en Colombie où il a reçu le soutien en personne du président colombien, Ivan Duque, et de ses homologues du Chili et du Paraguay. Dénonçant ces violences, Juan Guaido a martelé sa volonté de poursuivre son action. «Nous ne nous reposerons pas jusqu’à obtenir la liberté du Venezuela», a-t-il assuré.

Il a également fait appel à l’héritage politique de Hugo Chavez pour interpeller ceux qui continuent avec la dictature. A Caracas, alors qu’opposants et soutiens au président Maduro occupaient la rue, ce dernier a déclaré rompre les relations diplomatiques avec la Colombie. «Ambassadeurs et consuls ont 24 heures pour quitter le Venezuela» a déclaré Nicolas Maduro. ACP/DNM/Cfm

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